Ces paroles inspirées de lectures, de rencontres, de réflexions et de sa propension à jeter un regard critique sur la société qui l'entoure, Guy les offre aux créateurs de musique à la recherche de textes significatifs.

« La chanson… c’est un vivant petit oiseau sensible et intelligent dont l’univers est la cour, il connaît et ressent tout mais en petit, c’est très parent avec le conte et la fable. » – Félix Leclerc

Docteur, Docteur

Docteur, Docteur, je suis malade

Bien sûr que je n’veux pas mourir

Je sais que vous êtes capable

Vous pouvez sans doute me guérir

Il faudrait peut-être m’opérer

Enlever le bout qui fait défaut

Le remplacer, me rabouter

Et puis me recoudre la peau

 

Docteur, Docteur, je vous en prie

J’suis trop occupé pour mourir

Personne ne m’avait jamais dit

Que le temps pouvait me trahir

 

Avant, Docteur, vous vous souvenez

Il n’y avait pas de technologie

On n’pouvait pas être prolongé

Quand c’était fini, c’était fini

On allait voir le curé

Pour éviter les feux de l’enfer

Il nous aidait à trépasser

C’est tout ce qu’il pouvait faire

 

Docteur, Docteur, c’est vous maintenant

Qui jouez sur terre le rôle de Dieu

Vous êtes son digne représentant

On n’aurait pas pu trouver mieux

Qu’importe le ciel, qu’importe l’enfer

Nous c’que l’on veut c’est vivre longtemps

C’est pour ça qu’on vous paye si cher

On veut n’avoir pour notre argent

 

Docteur, Docteur, je vous en prie

J’suis trop occupé pour mourir

Personne ne m’avait jamais dit

Que le temps pouvait me trahir

© L’utilisation des textes se fait avec la permission de l’auteur.
Veuillez écrire à Guy Pilote à pilote.guy@gmail.com.
TEXTE PRÉCÉDENT.jpg
Un oiseau dans ma cour vignette.jpg
TEXTE SUIVANT.jpg