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Les étirements

Chers lecteurs et lectrices, nous nous pencherons ce mois-ci sur les étirements, en espérant que vous apprécierez les conseils qui suivent autant que ce premier jeu de mots facile. Le sujet concerne les sportifs, mais aussi les jardiniers, les déménageurs, les parents s’apprêtant à jouer avec leurs enfants… bref, tous ceux qui comptent bouger! 


Commençons par définir notre sujet : un étirement est une pratique visant à accroître la souplesse corporelle. On fera le lien avec les exercices d’assouplissement. Ces concepts s’appliquent aux échauffements, souvent conseillés avant la pratique sportive ou les travaux manuels tels déneiger sa chaussée. Il existe de nombreuses manières de s’étirer : nous les découvrirons en détail le mois prochain. Avant d’aborder le « comment », étudions le « pourquoi », car les bénéfices sont nombreux et méritent d’être expliqués correctement. 

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Revenons à la définition initiale, qui ramène la notion de souplesse. Celle-ci implique une attention portée à l’amplitude de mouvement propre à chaque articulation. Il est souhaitable, par exemple, de disposer au minimum de 100° de mouvement pour ce qui est du coude pour accomplir la majorité des activités de la vie quotidienne (comme ouvrir une porte ou se brosser les dents). Suite à une blessure ou à une opération du bras, il est important d’étirer les muscles concernés afin d’éviter leur atrophie et leurs contractures, et tous les problèmes qui en découleraient. S’étirer permet donc d’atteindre une longueur de tissu musculaire et tendineux. L’explication exacte reste un mystère pour la communauté scientifique, dont les études se contredisent quant à l’importance de chaque facteur. 


En favorisant des mouvements articulaires, qu’ils soient de faible amplitude ou bien aux limites du possible, on permet aussi au liquide intra-articulaire (qui ressemble à du blanc d’œuf) de mieux se répandre à l’intérieur de vos articulations. Ce liquide nourrit le cartilage, précieux intermédiaire entre tous nos os, qui, sans lui et son liquide salvateur, s’enflammeraient sous la friction engendrée par nos activités telles que la marche. Vous avez bien compris : sans cartilage, nos genoux deviendraient des allumettes en quelques mètres. Et sans mouvement, pas de cartilage en bonne santé. Il est donc primordial de rester actif toute sa vie, afin de retarder les problèmes tels que l’arthrose ou l’ankylose. 


Mais si tout va bien, pourquoi s’étirer? Les sportifs vous diront que certains exercices judicieusement choisis pourraient réduire vos risques de blessure, augmenter vos performances et accélérer votre récupération. Dans de nombreuses pratiques sportives, « plus », c’est « mieux ». Une gymnaste qui ne peut pas faire le grand-écart n’a aucune chance d’aller aux Jeux olympiques. Un lutteur capable de se laisser tordre l’épaule un peu plus que son adversaire dispose d’un sérieux avantage. Depuis de nombreuses années, les entraîneurs demandent à leurs athlètes de s’étirer avant les matches et entraînements. Cette tendance évolue lentement, car en réalité, le plus efficace, ce sont plutôt les exercices de mobilité ou les échauffements. Les étirements dits « passifs » (ceux que l’on effectue assis ou immobile) peuvent même être préjudiciables, car ils encouragent le relâchement du système nerveux, ce qui limite la vitesse de réaction et la force disponible dans chaque muscle. En favorisant les mouvements dits « actifs », de grande amplitude, que l’on commencera par effectuer doucement, le corps se prépare à l’effort graduellement. Nous découvrirons le mois prochain les différentes manières de s’étirer et de s’échauffer, en fonction de vos buts et ambitions. 

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